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Le Conseil de sécurité de l’ONU : ce qu’il est, comment il fonctionne, et pourquoi un seul « non » peut tout bloquer

Mis à jour le 22 juillet 2026

Le Conseil de sécurité apparaît souvent sur ce site comme le lieu où une initiative de droit international s’arrête. Il vaut la peine de comprendre pourquoi : son mode de vote permet qu’une seule objection bloque une décision soutenue par tous les autres membres.

Vous ne savez pas ce qu’est la CPI ni comment elle fonctionne ? Un guide explique sa compétence, ses adhésions et ses limites structurelles.

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Ce qu’il est

Le Conseil de sécurité est l’organe de l’ONU chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales, institué par la Charte des Nations unies en 1945. Il compte 15 membres : 5 permanents — États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France — et 10 non permanents, élus par l’Assemblée générale pour des mandats de deux ans.

Comment il fonctionne

Les décisions sur les questions de fond exigent au moins 9 voix favorables sur 15 — mais avec une condition qui prime sur tout le reste : aucun des cinq membres permanents ne doit voter contre (article 27.3 de la Charte de l’ONU). Un seul vote contraire de l’un des cinq bloque la résolution, quel que soit le nombre d’États qui la soutiennent. C’est le droit de veto. Il ne s’applique pas aux questions purement procédurales.

Pourquoi il existe

Le veto n’est pas un défaut de conception : c’était le prix convenu en 1945 pour maintenir les cinq puissances victorieuses de la guerre au sein du système onusien, après que la Société des Nations eut échoué précisément faute d’une garantie similaire et par le désengagement progressif des grandes puissances. Sans cette garantie, les États-Unis et l’URSS n’auraient probablement jamais adhéré.

La limite, en pratique

En novembre 2024, la Russie a opposé son veto à une résolution demandant un cessez-le-feu immédiat au Soudan — seule voix contraire sur 15. Les États-Unis ont opposé leur veto à au moins six résolutions demandant un cessez-le-feu à Gaza entre 2023 et 2025, souvent avec 13 ou 14 États favorables sur 15. Dans les deux cas, une seule voix a arrêté une majorité écrasante — non par un vice de forme, mais parce que le système a été conçu précisément pour le permettre.

Pourquoi cela compte pour ce site

Chaque fois qu’un article mentionne un renvoi du Conseil de sécurité à la Cour pénale internationale, ou l’absence de conséquences pour un arrêt inexécuté de la Cour internationale de Justice, le constat est le même : un membre permanent qui se protège lui-même ou protège un allié peut bloquer l’action seul, quoi qu’en pensent les 14 autres.

Sources: Charte des Nations unies · Security Council Report · UN Press · Al Jazeera

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